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Ski : les matériaux à privilégier selon votre pratique

Ski : les matériaux à privilégier selon votre pratique

Si vous êtes amateur de glisse, vous savez que les matériaux influent grandement sur la résistance, la légèreté, la souplesse et la maniabilité de votre équipement. En effet, vos skis doivent à la fois se montrer réactifs et résistants afin de garantir une bonne durabilité. Quel que soit votre niveau et votre pratique, le Conseil Malin vous explique comment choisir le modèle qui correspond le mieux à vos attentes.

Avec les innovations technologiques, le matériel de ski a beaucoup évolué au cours des dernières années. Ainsi, vous trouverez sur le marché différents types de bois ou de mousse qui confèrent à vos skis certaines qualités.

En général, un ski est fabriqué comme un mille-feuille. Doté d’un noyau en son centre, il est composé de plusieurs couches successives et soigneusement choisies.

 

Le noyau

Le noyau constitue la partie principale du ski et détermine son caractère. Il est entouré de différentes fibres, d’une couche supérieure (top sheet) et de la semelle. Sur les skis classiques, il est le plus souvent conçu en bois de paulownia ou de peuplier lamellé (collé sous presse).

 

Le paulownia

Très courant sur les skis de randonnée, ce bois est apprécié pour sa légèreté. Plus cher que le peuplier, il s’avère également moins nerveux et convient donc aux amateurs de ski « doux ». Pour les autres, il nécessite d’être complété par une fibre capable de rigidifier le ski et de lui conférer une bonne stabilité.

 

Le peuplier

Également très courant, ce bois commun se montre dense, plus lourd et plus solide que le paulownia. Investir dans un noyau en peuplier vous exempte donc de rafistolages ou de dépenses supplémentaires au fil du temps. Il apporte au ski une bonne tenue en pente mais pèse lourd en montée.

 

Le bambou

Rares sont les skis conçus en bambou. Onéreux, ce bois présente néanmoins l’avantage d’être imperméable et ne nécessite pas l’ajout de couches en ABS sur les tranches. Doté d’une forte capacité d’absorption des chocs, il offre un certain confort et une bonne flexibilité aux skis de course de slalom.

 

Le balsa

Originaire des forêts tropicales d’Amérique du Sud et d’Amérique centrale, le balsa reste peu exploité dans la conception des skis traditionnels. Souvent combiné au lin, il s’avère plus léger et plus mou que le paulownia, ce qui influe sur le flex du ski. Associé à du carbone, il combine efficacement légèreté et maniabilité.

 

Le frêne

Peu usité sur les modèles traditionnels, le frêne se retrouve surtout dans le haut de gamme et en compétition. En effet, ce bois dense et rigide se déforme peu et ne craint pas la vitesse.

 

La mousse polyuréthane

Outre le bois, certains skis sont composés d’un noyau en mousse polyuréthane afin de gagner en légèreté. Toutefois, très peu de modèles en sont actuellement équipés.

 

Le carbone

Composant idéal des skis traditionnels, le carbone (ou la fibre de carbone) est trois fois plus léger que la fibre de verre (à rigidité égale.) Toutefois, il coûte cinq fois plus cher et sa présence fait vite grimper le prix total. En outre, un ski en carbone s’avère plus complexe à manier, moins confortable et se destine donc plutôt aux experts.

 

Les différentes couches autour du noyau

La fibre de verre

Présente sur la grande majorité des modèles, la fibre de verre est appréciée pour sa rigidité et sa capacité à amortir les chocs. Relativement lourde, elle peut être combinée à du carbone pour alléger le ski.

 

Le titane

Situées au niveau du patin, les plaques en titane apportent également de la rigidité aux modèles de randonnée dotés de noyaux en paulownia, assez mou et peu dense. Certains skis de compétition en sont aussi équipés.

 

Le kevlar

Deux fois plus léger que la fibre de verre, ce matériau rigide dispose d’excellentes propriétés amortissantes, en faisant un allié des pratiques les plus acrobatiques.

 

L’ABS

Enfin, le plastique ABS est fréquemment utilisé sur les tranches des skis (chants) afin d’accroître la transmission de la force et l’ampleur des mouvements, mais aussi pour assurer l’étanchéité du ski. Sur la spatule et le talon, le matériau permet de contenir les vibrations et d’apporter davantage de robustesse.

Loïs Telli
Auteur de cet article
Loïs Telli

Chasseuse d'objets qui améliorent notre quotidien, avec une petite tendance geek. Passionnée de multimédia, de voyages et de culture.

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