Le chauffage au bois séduit de plus en plus les Français pour ses multiples qualités : performances énergétiques, combustible abordable, chaleur douce… Si comme 320 010 ménages en 2021 (d’après Effy), vous souhaitez investir dans un poêle à bois pour chauffer votre habitat, vous devez également choisir le bon combustible. Voici un tour d’horizon de toutes les solutions possibles pour alimenter votre appareil de chauffage et faire un bon feu dans le poêle.

Les bûches traditionnelles

Avec leur pouvoir calorifique moyen de 3,8 kWh/kg, ces morceaux de bois apparaissent comme le combustible du poêle à bûches traditionnel (ou hybride) par excellence. Ils sont vendus à la stère (1 m3 environ) avec des longueurs variables (25, 33 ou 50 cm).

On veille à choisir une essence de bois adaptée, avec le meilleur rendement possible :

  • les bois durs feuillus (chêne, frêne, hêtre…) sont difficiles à allumer mais offrent une combustion lente et complète
  • les bois intermédiaires (merisier, acacia, châtaignier…) ont un rendement moindre mais conviennent bien à l’allumage ou à la relance du feu
  • les bois tendres résineux (pin, épicéa, mélèze…) ne font pas partie des meilleurs car ils brûlent vite et provoquent  beaucoup d’étincelles et un encrassement des conduits par la résine mais ils sont parfaits pour allumer le feu facilement.

Afin de brûler correctement, le bois doit être bien sec (taux d’humidité inférieur à 20 %).

 

Les bûches compressées

Pour un pouvoir calorifique moyen de 5 kWh/kg et une excellente performance énergétique, ces bûchettes sont en copeaux de bois compressés non traités. Elles sont très sèches et moins encombrantes, avec une rapidité de combustion variable selon l’essence de bois. On les utilise dans les poêles à bûches et hybrides. De plus, elles produisent beaucoup moins de cendres qu’une bûche traditionnelle.

 

Les granulés ou pellets

Vendus en sacs ou en vrac, les granulés (ou pellets) sont des bâtonnets compacts de quelques centimètres, composés de déchets de bois (copeaux, sciure). Très secs (humidité inférieure à 10 %), ils ont un excellent pouvoir calorifique (5 kWh/kg), ne produisent presque pas de cendres et sont dédiés aux poêles à granulés et hybrides. Ces appareils disposent souvent d’un système d’alimentation automatique pour un fonctionnement plus autonome.

 

Les plaquettes forestières

Composées de bois déchiqueté, les plaquettes de bois ont un pouvoir calorifique de 2,3 à 3,9 kWh/kg selon leur qualité et leur taux d’hygrométrie. On les réserve aux poêles à pellets (granulés) ou hybrides.

 

Les combustibles à privilégier et ceux à éviter

Tous les bois ne conviennent pas au chauffage domestique. Il faut tenir compte du choix du poêle (rendement, puissance…) et éviter de brûler indifféremment tout le bois qui vous passe sous la main :

  • bois trop humide (hygrométrie supérieure à 25 %)
  • chutes de mobilier, palettes
  • bois de construction…

 

Des labels et des normes existent afin de garantir la qualité du bois de chauffage pour un poêle à bois ou poêle à granulés :

  • France Bois Bûches (charte qualité)
  • DIN+ ou EN+ pour les granulés
  • NF Bois de Chauffage
  • labels PEFC et FSC pour l’origine du bois issu de forêts gérées durablement.

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