,

Prix du gaz : +6,3 % au 1er octobre, ce que ça change sur la facture

Le prix repère du gaz passe à 182,88 €/MWh au 1er octobre, soit +6,3 %. Qui est concerné, ce que cela coûte sur l’année et comment amortir la hausse.

Publié le 4 min de lecture
Gros plan sur un radiateur de chauffage dans un logement

Cet article contient des liens affiliés : si vous achetez après avoir cliqué, nous touchons une commission, sans surcoût pour vous. Nos choix restent indépendants.

La hausse tombe au pire moment de l’année, celui où l’on rallume le chauffage. Au 1er octobre, le prix du gaz servant de référence en France a pris 6,3 % d’un coup. Ce n’est plus un tarif réglementé — il a disparu en juin 2023 — mais un « prix repère de vente » calculé chaque mois par la Commission de régulation de l’énergie. Il sert de boussole pour comparer les offres, et beaucoup de contrats indexés le suivent de près.

Combien coûte vraiment cette hausse du prix du gaz ?

Sur la facture d’octobre, l’effet reste modeste : environ 5,28 € de plus en moyenne pour un ménage dont l’offre est indexée sur le prix repère. C’est à l’échelle de l’année que le chiffre parle. Pour un logement consommant 11 200 kWh par an — un ordre de grandeur courant pour une maison chauffée au gaz — la facture annuelle atteint environ 1 991 €, soit près de 121 € de plus qu’avant la hausse.

Deux précisions utiles. D’abord, la hausse frappe plus fort le tarif chauffage (+8 %) que le tarif cuisson (+6,4 %) : les foyers qui se chauffent au gaz sont les plus exposés. Ensuite, le prix repère est recalculé tous les mois : une baisse en novembre n’est pas exclue, et il n’y a aucune urgence à signer un contrat dans la précipitation.

Êtes-vous concerné par le prix du gaz au repère ?

  • Offre indexée sur le prix repère : vous subissez la hausse dès ce mois-ci.
  • Offre à prix fixe (environ 40 % des clients) : votre kWh ne change pas jusqu’au terme de votre contrat. Vérifiez simplement la date d’échéance.
  • Offre indexée sur un marché de gros : votre prix suit sa propre formule, à relire sur votre dernière facture.

Pour savoir dans quelle catégorie vous êtes, un seul document compte : la grille tarifaire annexée à votre contrat. Le nom commercial de l’offre ne dit rien de son mode d’indexation.

Amortir la hausse sans sacrifier le confort

Le levier le plus efficace reste la température. Le repère de l’ADEME est stable depuis des années : chaque degré en moins représente environ 7 % de consommation de chauffage en moins. Sur une facture de 1 991 €, un degré gagné pèse donc plus lourd que n’importe quelle négociation de contrat.

  • 19 °C dans les pièces de vie, 17 °C dans les chambres : nos repères détaillés sont dans l’article sur le réglage du chauffage.
  • Programmer plutôt que couper : un abaissement de 2 à 3 °C la nuit, puis une remontée avant le réveil, consomme moins qu’une coupure franche suivie d’une relance. C’est tout l’objet du thermostat programmable.
  • Traiter les fuites d’air avant d’investir : bas de porte, coffres de volets, boîtiers électriques sur mur froid.
  • Vérifier son éligibilité au chèque énergie, à demander avant le 31 décembre.

Questions fréquentes

Le tarif réglementé du gaz existe-t-il encore ?

Non. Il a été supprimé en juin 2023. Ce qui subsiste est un prix repère de vente, publié chaque mois par la CRE à titre indicatif. Il n’est pas opposable à un fournisseur, mais il sert de référence pour comparer les offres.

Faut-il changer de fournisseur après cette hausse ?

Pas dans l’urgence. Le prix repère évolue tous les mois et une offre à prix fixe signée au plus haut peut coûter plus cher sur deux ans. Comparez le prix du kWh et l’abonnement, et vérifiez la durée d’engagement avant de basculer.

Pourquoi le prix du gaz de chauffage augmente-t-il plus que celui de la cuisson ?

Parce que les deux tarifs ne reposent pas sur la même structure d’abonnement et de consommation. Le tarif chauffage, avec un abonnement plus élevé et une consommation bien supérieure, répercute différemment la part liée à l’approvisionnement.

Pour piloter son chauffage au gaz

Sources

Article préparé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, vérifié et relu par la rédaction du Conseil Malin.

À lire aussi sur le même sujet