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Thermostat obligatoire : l’échéance de 2027 est repoussée à 2030, ce qui reste vrai pour votre chauffage

Le décret du 26 décembre 2025 a décalé de trois ans l’obligation d’installer un thermostat programmable dans les logements existants : 2030, et non 2027. Ce qui s’applique au neuf, les exemptions, et pourquoi s’équiper reste rentable.

Publié le 4 min de lecture

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Beaucoup d’articles et d’offres commerciales continuent d’annoncer un thermostat « obligatoire au 1er janvier 2027 ». Pour les logements déjà construits, c’est faux depuis fin décembre 2025 : l’échéance a été décalée de trois ans. Le point sur ce qui s’applique vraiment, et sur ce qui reste pertinent à faire cet hiver.

Ce que dit le texte aujourd’hui

SituationÉchéance
Logements existants (maison, appartement, copropriété)1er janvier 2030
Bâtiments neufs et nouvelles parties de bâtimentPermis déposés à partir du 1er janvier 2027
Installation d’une chaudière neuveDéjà obligatoire depuis 2018
D’après le décret n° 2023-444 du 7 juin 2023, l’arrêté du 8 juin 2023 et le décret n° 2025-1343 du 26 décembre 2025 qui reporte les dates. Page Service-Public mise à jour le 17 février 2026.

L’obligation porte sur la régulation de la température pièce par pièce : un dispositif capable de programmer au moins quatre niveaux — confort, réduit, hors gel, arrêt. Un modèle connecté n’est pas exigé ; un thermostat programmable filaire suffit. C’est le propriétaire qui doit faire installer l’équipement, qu’il occupe le logement ou le loue ; le locataire, lui, doit l’entretenir.

Les cas où l’obligation ne s’applique pas

  • Quand l’installation n’est pas techniquement ou économiquement réalisable, notamment si le temps de retour sur investissement dépasse dix ans, étude à l’appui.
  • Pour les appareils de chauffage indépendants dont l’alimentation en combustible n’est pas automatisée — un poêle à bûches, typiquement — en cas d’impossibilité technique.

Pourquoi s’équiper quand même, sans attendre 2030

Le report change le calendrier réglementaire, pas l’arithmétique de la facture. Le seul chiffre à retenir : un degré de moins, c’est environ 7 % de consommation de chauffage en moins selon l’ADEME. Un thermostat programmable sert précisément à aller chercher ces degrés là où ils ne coûtent rien en confort : la nuit, pendant les heures de bureau, dans les chambres en journée.

  • 19 °C dans les pièces de vie, 17 °C dans les chambres : les repères détaillés sont dans notre article sur le réglage du chauffage.
  • Un abaissement nocturne de 2 à 3 °C sur huit heures, puis une remontée programmée avant le réveil, vaut mieux qu’une coupure franche suivie d’une relance brutale.
  • Le hors gel pendant les absences : c’est le mode qui protège les canalisations sans chauffer dans le vide.

Côté financement, l’installation d’un système de régulation peut entrer dans un bouquet de travaux aidé : les conditions 2026 sont dans notre article sur MaPrimeRénov’. Et si votre budget énergie est tendu, vérifiez d’abord votre éligibilité au chèque énergie, à demander avant le 31 décembre.

Questions fréquentes

Le thermostat est-il obligatoire en 2027 ou en 2030 ?

Pour les logements existants, l’obligation s’applique au 1er janvier 2030 : le décret du 26 décembre 2025 a reporté l’échéance initiale de 2027. Pour le neuf, la date de 2027 reste valable, pour les permis déposés à partir du 1er janvier 2027.

Faut-il un thermostat connecté ?

Non. Le texte exige un dispositif capable de programmer la température avec au moins quatre niveaux — confort, réduit, hors gel, arrêt. Un thermostat programmable non connecté répond à l’obligation.

Qui paie, le propriétaire ou le locataire ?

Le propriétaire doit faire installer l’équipement, qu’il habite le logement ou qu’il le loue. Le locataire est tenu d’entretenir l’installation.

Mon poêle à bois est-il concerné ?

Une exemption est prévue pour les appareils de chauffage indépendants dont l’alimentation en combustible n’est pas automatisée, en cas d’impossibilité technique. Un poêle à bûches entre dans cette catégorie.

Combien peut-on économiser avec un thermostat ?

L’économie dépend des températures que vous pratiquez aujourd’hui. Le repère de l’ADEME est clair : chaque degré en moins représente environ 7 % de consommation de chauffage en moins. Un thermostat sert à obtenir ces degrés aux heures où personne n’en profite.

Pour piloter son chauffage

Sources

Article préparé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, vérifié et relu par la rédaction du Conseil Malin.

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