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Vitamine D : pourquoi les pédiatres la prescrivent à tous les enfants l’hiver, et à quelles doses

Soleil insuffisant d’octobre à mars, alimentation qui ne couvre pas les besoins : la Société française de pédiatrie recommande une supplémentation de la naissance à 18 ans. Les repères, et les erreurs à éviter.

Publié le 2 min de lecture
Un enfant dehors en hiver

Entre octobre et mars, le soleil ne suffit plus à fabriquer la vitamine D dont les os des enfants ont besoin, et l’alimentation n’en apporte qu’une petite partie. C’est pourquoi la Société française de pédiatrie recommande une supplémentation systématique, à des doses revues en mars 2022.

Qui, et quand

  • De la naissance à 18 mois : tous les jours, toute l’année, en gouttes.
  • De 18 mois à 5 ans au moins : chaque hiver, selon la prescription.
  • À l’adolescence : de nouveau, en période de croissance rapide.
  • Entre les deux, le médecin décide selon l’exposition au soleil, la couleur de peau, l’alimentation et d’éventuelles maladies.

Les erreurs à éviter

  • Donner un complément alimentaire en plus des gouttes prescrites : le surdosage existe et peut être grave.
  • Oublier des semaines, puis « rattraper » : on reprend simplement la dose quotidienne.
  • Confondre les produits : certains sont en gouttes quotidiennes, d’autres en ampoules espacées ; suivez l’ordonnance et la notice.
  • Arrêter trop tôt chez un enfant à peau foncée, peu exposé au soleil ou qui boit peu de lait : parlez-en au pédiatre.

Pour les parents aussi

Les femmes enceintes reçoivent en général une dose au début du dernier trimestre. Pour les adultes en bonne santé, aucune supplémentation systématique n’est recommandée ; une alimentation avec des poissons gras et une exposition au soleil de quinze minutes par jour au printemps et en été suffisent le plus souvent.

Questions fréquentes

Les gouttes sont remboursées ?

Oui, sur ordonnance, par l’Assurance maladie et la complémentaire santé.

Mon enfant boit du lait de croissance enrichi : faut-il quand même des gouttes ?

Oui en général, car l’enrichissement ne couvre pas les besoins ; c’est le pédiatre qui adapte la dose.

Quel est le risque d’une carence ?

Le rachitisme, une fragilité osseuse, et chez le nourrisson des convulsions par manque de calcium. C’est rare en France précisément grâce à la supplémentation.

Sources

Article préparé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, vérifié et relu par la rédaction du Conseil Malin.

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