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Nouveau Nutri-Score : ce qui a changé dans les rayons, et jusqu’à quand

Boissons déclassées, huiles mieux notées, viande rouge en recul : ce que change le nouvel algorithme du Nutri-Score, et la transition jusqu’en mars 2027.

Publié le 4 min de lecture
Cuisinette équipée avec rideau - en bois FSC® - multicolore

Depuis quelques mois, des produits que vous achetiez les yeux fermés ont changé de lettre. Ce n’est pas la recette qui a été modifiée, c’est la façon de la noter : le Nutri-Score a changé d’algorithme, et la transition s’achève en mars 2027. Voici ce qui monte, ce qui descend, et comment lire l’étiquette pendant la période où les deux versions cohabitent en rayon.

Pourquoi le Nutri-Score a changé

L’ancien calcul avait des angles morts bien identifiés : il notait mal certaines huiles pourtant recommandées, il traitait les boissons édulcorées avec indulgence, et il ne distinguait pas assez les céréales complètes des farines raffinées. Le nouvel algorithme, en vigueur depuis le 16 mars 2025, corrige ces points en durcissant la note sur le sel et le sucre et en valorisant les bonnes matières grasses et les fibres.

Les industriels disposent de deux ans pour mettre à jour leurs emballages, jusqu’au 15 mars 2027. D’ici là, deux produits comparables peuvent afficher des logos calculés différemment : c’est la principale difficulté du moment.

Le nouveau Nutri-Score change les notes de nombreux produits du quotidien

Ce qui monte, ce qui descend

Famille de produitsÉvolution de la note
Boissons sucrées et édulcoréesNettement déclassées, seule l’eau reste A
Boissons végétales sucrées (soja, amande, avoine, riz)Moins bien notées
Produits laitiers sucrés (laits aromatisés, desserts lactés)Moins bien notés
Huiles de colza, noix et oliveDe C à B
Poissons gras (sardine, maquereau, saumon)Mieux notés
Céréales du petit-déjeuner sucrées, biscuits apéritifsMoins bien notés
Viande rougeMoins bien notée
Produits à base de farines complètesMieux notés

Comment s’en servir sans se tromper

  • Comparez à l’intérieur d’une même famille. Le Nutri-Score sert à départager deux céréales ou deux plats préparés, pas à comparer un yaourt et une pizza.
  • Méfiez-vous de l’absence de logo. L’affichage reste volontaire : une marque qui ne l’affiche pas a rarement un A à montrer.
  • Regardez la liste des ingrédients en complément : elle dit ce que la lettre ne dit pas, à commencer par le degré de transformation.
  • Gardez le bon sens : une huile d’olive notée B reste à consommer avec modération, un D sur un produit consommé une fois par mois ne change pas grand-chose.

Côté organisation, préparer les repas à l’avance reste le meilleur moyen de réduire la part de produits ultra-transformés : notre méthode pour le batch cooking détaille la session type et les règles de conservation.

Questions fréquentes

Qu’est-ce qui change avec le nouveau Nutri-Score ?

Le calcul durcit la note sur le sucre et le sel et valorise les bonnes matières grasses et les fibres. Concrètement, les boissons sucrées ou édulcorées et la viande rouge reculent, tandis que les huiles de colza, de noix et d’olive, les poissons gras et les produits complets progressent.

Depuis quand s’applique-t-il ?

Depuis le 16 mars 2025 en France, avec une période de transition de deux ans. Les emballages doivent tous être conformes au 15 mars 2027, ce qui explique la coexistence de deux versions du logo en rayon.

Pourquoi certains produits n’ont-ils pas de Nutri-Score ?

Parce que son affichage reste volontaire. Une marque peut donc choisir de ne pas le mettre, et c’est souvent le cas quand la note est mauvaise. L’absence de logo est en soi une information.

Un A veut-il dire qu’on peut en manger sans limite ?

Non. Le Nutri-Score compare des produits d’une même famille, il ne fixe pas de quantité. Il ne tient pas non plus compte du degré de transformation ni des additifs, d’où l’intérêt de lire aussi la liste des ingrédients.

Sources

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