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Électricité : EDF teste des heures de pointe plus chères sur 6 600 foyers

EDF teste des heures de pointe plus chères de 18 h à 20 h en hiver sur 6 600 foyers en option Base. Qui est tiré au sort, quelles plages et quelle garantie.

Publié le 5 min de lecture
Rangée de compteurs électriques sur un mur de briques

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Jusqu’ici, l’option Base avait un seul avantage : sa simplicité. Un prix du kWh identique à toute heure, aucune question à se poser. C’est précisément ce principe que la Commission de régulation de l’énergie a décidé de mettre à l’épreuve, en faisant tester à 6 600 foyers une grille où certaines heures de pointe coûtent plus cher que le reste de la journée. L’expérimentation a démarré le 1er octobre 2026 et durera un an.

Pourquoi EDF teste des heures de pointe

La consommation d’électricité n’a pas le même coût pour le système selon le moment de la journée. En hiver, entre 18 h et 20 h, tout le monde rentre, allume, cuisine et chauffe en même temps : il faut alors mobiliser les moyens de production les plus coûteux. L’idée du test est de rendre ce coût visible sur la facture, pour voir si les ménages déplacent spontanément une partie de leurs usages.

Le panel est divisé en trois échantillons de 2 200 foyers : un qui teste une grille « base plus pointe hivernale », un qui teste la même chose avec en plus des heures creuses méridiennes, et un échantillon témoin qui ne change rien et sert de comparaison. Enedis transmet à EDF la courbe de charge par tranches de trente minutes.

Les plages horaires testées

  • Grille « base + pointe hivernale » : les heures de pointe sont de 18 h à 20 h en hiver. Le reste de l’année, le kWh est moins cher que l’option Base classique.
  • Grille avec heures creuses méridiennes : pointes de 8 h à 10 h et de 18 h à 20 h en hiver, et kWh moins cher de 11 h à 17 h en été, quand le solaire produit beaucoup.

Les prix exacts de chaque plage ne sont pas publiés par EDF. Ce qui est public, en revanche, c’est le garde-fou : aucune facture mensuelle ne peut dépasser le montant qu’aurait donné l’option Base. Autrement dit, un participant qui ne change rien à ses habitudes ne paiera pas plus cher — il ne gagnera simplement rien.

Comment savoir si vous faites partie du test

On ne se porte pas candidat : les participants ont été tirés au sort début juin 2026 parmi les clients au tarif réglementé en option Base, puis contactés individuellement. Si vous n’avez reçu aucun courrier d’EDF à ce sujet, vous n’êtes pas concerné. Les foyers tirés au sort peuvent refuser de participer, ou demander l’arrêt de la transmission de leurs données en cours d’année.

À l’issue de l’année, EDF remettra un rapport au ministre chargé de l’énergie et à la CRE. L’objectif annoncé est de déterminer s’il faut créer un tarif spécifique aux petites puissances, 3 et 6 kVA. Autrement dit : ce test de 6 600 foyers préfigure peut-être la facture de plusieurs millions d’autres.

Décaler ses usages hors des heures de pointe

Que l’on soit dans le panel ou non, l’exercice est instructif : trois appareils suffisent à déplacer l’essentiel d’une consommation du soir.

  • Le chauffe-eau : c’est le plus gros poste programmable d’un logement. Un contacteur ou un programmateur le fait chauffer la nuit.
  • Le lave-linge et le lave-vaisselle : départ différé plutôt que lancement à 19 h.
  • Le chauffage électrique : un thermostat programmable évite la relance brutale au retour du travail, qui tombe pile dans les heures de pointe.

Pour le reste, la facture d’électricité se joue aussi ailleurs : voyez la hausse du prix du gaz si vous êtes en énergie mixte, et vérifiez votre éligibilité au chèque énergie.

Questions fréquentes

Peut-on demander à participer à l’expérimentation ?

Non. Le panel a été constitué par tirage au sort début juin 2026 parmi les clients au tarif réglementé en option Base, en 3 ou 6 kVA. Il n’existe pas de procédure de candidature.

Risque-t-on de payer plus cher à cause des heures de pointe ?

Non, par construction : le montant facturé chaque mois est plafonné à celui qu’aurait donné l’option Base. À la fin de l’expérimentation, seules les économies réalisées sont reversées au client.

Est-ce la même chose que les heures creuses classiques ?

Non. L’option Heures pleines / Heures creuses existante repose sur des plages fixes définies par Enedis. Ici, la logique est inversée : on part de l’option Base et on y ajoute des heures de pointe saisonnières, concentrées sur l’hiver.

Pour déplacer sa consommation

Sources

Article préparé avec l’aide d’outils d’intelligence artificielle, vérifié et relu par la rédaction du Conseil Malin.

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